Article publié le 18/03/2025

Évolution du marché immobilier en France au premier trimestre 2025 : vers une reprise

Le marché immobilier français amorce une reprise progressive en ce premier trimestre 2025, après une année 2024 marquée par un ralentissement des transactions et une correction des prix. Plusieurs facteurs contribuent à cette tendance, notamment la baisse des taux d’intérêt, le retour des acquéreurs sur le marché et l’ajustement des prix dans certaines grandes villes.

 

Une stabilisation des transactions et des prix

D’après la FNAIM, le marché immobilier français a atteint un point bas en 2024, avec environ 775 000 transactions enregistrées. Toutefois, un léger regain d’activité est constaté depuis le début de l’année 2025, avec une prévision d’environ 825 000 transactions, soit une hausse de 6 %. Cette amélioration s’explique par la détente des conditions d’accès au crédit et une confiance retrouvée des acheteurs.

Source : FNAIM

 

Les prix de l’immobilier montrent des signes de stabilisation, après avoir enregistré une baisse modérée en 2024. D’après Optimhome, certaines grandes métropoles comme Paris et Lyon voient leurs prix se stabiliser, tandis que d’autres, comme Bordeaux et Toulouse, continuent de connaître un léger recul.

 

La FNAIM note néanmoins que la baisse des prix est plus marquée dans certaines zones où la demande a fortement reculé ces dernières années.

 

Un marché porté par la baisse des taux d’intérêt

Un des principaux moteurs de cette reprise est l’assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne, qui a permis une baisse progressive des taux d’intérêt depuis la fin de l’année 2024. Cette tendance s’est confirmée en ce début 2025, rendant l’accès au crédit plus favorable pour les ménages et notamment pour les primo-accédants.

 

Les  demandes de crédits immobiliers ont bondi de 35 % en janvier et février 2025, comparé à la même période en 2024.

Source : France Transactions

 

La  FNAIM nuance un peu cet optimisme en rappelant que malgré cette baisse, les taux restent plus élevés qu’en 2021-2022. Le marché reste donc marqué par une prudence des ménages et une sélection plus stricte des dossiers de financement.

 

L’impact des mesures gouvernementales sur le marché immobilier

Plusieurs mesures gouvernementales mises en place en 2024 commencent à porter leurs fruits en 2025. Parmi elles :

  • Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) élargi aux logements neufs sur l’ensemble du territoire vise à dynamiser le marché du neuf, qui a fortement souffert ces dernières années.
  • Des incitations fiscales pour l’investissement locatif, notamment avec une adaptation du dispositif Pinel+ et le développement de nouvelles solutions de bail locatif à prix encadré.

 

D’après la FNAIM, ces mesures commencent à produire des effets, mais leur impact réel dépendra de la capacité des acteurs du marché à adapter leur offre aux nouvelles attentes des acquéreurs et investisseurs.

 

Évolution régionale du marché : le dynamisme des zones périurbaines

Les zones périurbaines et les villes moyennes continuent d’attirer les acheteurs, en raison d’un meilleur rapport qualité/prix et de la généralisation du télétravail.

  • les villes comme Angers, Rennes et Montpellier restent attractives, grâce à une demande soutenue et des prix modérés par rapport aux grandes métropoles.
  • Les marchés immobiliers des grandes métropoles comme Paris et Lyon restent contrastés, avec une stabilisation des prix.

 

Le premier trimestre 2025 marque un tournant pour l’immobilier en France. Après une année 2024 difficile, les signaux de reprise sont encourageants : baisse des taux d’intérêt, stabilisation des prix et retour progressif des acheteurs. Toutefois, cette embellie pourrait être freinée par certaines évolutions fiscales, notamment la possibilité offerte aux conseils départementaux d’augmenter les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) via l’article 1594 D de la loi de finances 2025. Une telle hausse des frais notariés pourrait alourdir le coût des transactions et ralentir la dynamique du marché, en particulier pour les primo-accédants et les investisseurs.

 

Ainsi, si la reprise est en marche, son rythme dépendra aussi des choix fiscaux et économiques des prochains mois.

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